Vue éclatée 3D

Antminer Hydro : l'intérieur d'un ASIC, pièce par pièce

Explorez en 3D un Antminer S21 Hydro ouvert : les trois hashboards et leurs 648 puces BM1368, les capteurs de température, les plaques froides, l'alimentation triphasée refroidie par eau et la carte de contrôle. Chaque composant est expliqué simplement.

335 TH/s
de hashrate SHA-256
648
puces ASIC BM1368
5 360 W
évacués dans l'eau, 0 ventilateur
16 J/TH
d'efficacité énergétique
Modèle 3D interactif

L'Antminer S21 Hydro, du capot aux puces

Faites tourner la machine, déplacez le curseur pour l'ouvrir ou la refermer, et cliquez sur un composant (dans la vue ou dans la liste) pour comprendre son rôle.

Vue éclatée 3D d'un Antminer S21 Hydro : capot, carte de contrôle, nappes, trois hashboards avec leurs puces BM1368 et plaques froides, alimentation APW11, façade avec raccords d'eau

Chargement du modèle 3D…

Glisser pour tourner · molette ou pincer pour zoomer · cliquer sur une pièce pour l'isoler

entrée calcul HBM ↔ GH100 sortie

Simulation pédagogique : les chiffres sont des ordres de grandeur, l'image est dessinée par la page.

Et à côté : la puce GPU

Le GPU exécute n'importe quel algorithme, l'ASIC n'en exécute qu'un

Une puce de minage ASIC est un circuit dédié : le double SHA-256 du bitcoin est câblé dans ses transistors, et elle ne sait rien calculer d'autre. Un GPU est un processeur programmable, capable d'exécuter n'importe quel algorithme qu'on lui charge, au prix d'un surcoût de contrôle. Confiez la même tâche aux deux puces pour comparer.

Confier la même tâche aux deux puces :
La puce GH100 du NVIDIA H200 entourée de ses six piles de mémoire HBM3e, rendu de notre modèle 3D
GPU · architecture programmable

NVIDIA H200 (puce GH100)

Un seul matériel, autant d'algorithmes que de programmes

Bitcoin : environ 10 milliards de hashs par seconde (10 GH/s) pour 700 W

  • Programmable : la même puce entraîne un modèle d'IA, calcule un rendu 3D ou simule le climat, selon le programme chargé
  • Chaque instruction est lue, décodée et ordonnancée avant d'être exécutée : c'est le prix de la flexibilité
  • Une large part du silicium sert au contrôle, aux caches et aux déplacements de données, pas au calcul lui-même
Voir la puce GH100 en 3D
Puces ASIC BM1368 alignées sur une hashboard d'Antminer S21 Hydro, rendu de notre modèle 3D
ASIC · circuit dédié

Bitmain BM1368 (Antminer S21 Hydro)

Un seul algorithme, câblé dans le silicium

Bitcoin : ≈ 500 milliards de hashs par seconde (0,5 TH/s) par puce, pour ≈ 8 W

  • L'algorithme est le circuit : les 128 tours du double SHA-256 sont gravés en dur, étage par étage
  • Ni instruction à lire, ni cache, ni mémoire externe : aucun cycle perdu en contrôle
  • Un nouveau nonce entre à chaque cycle d'horloge, dans des centaines de moteurs en parallèle
Voir les puces BM1368 en 3D

Chiffres GPU sur le SHA-256 : estimation Happy Mining à partir du débit de calcul entier du H200 ; chiffres ASIC : 335 TH/s et 5 360 W du S21 Hydro répartis sur ses 648 puces (3 cartes de 216).

Lire le comparatif ASIC ou GPU

Pourquoi l'ASIC est des milliers de fois plus efficace sur le bitcoin

  1. 1

    Le circuit est l'algorithme

    Dans un ASIC, le SHA-256 n'est pas un programme que l'on charge : c'est la forme même des transistors, étage par étage. Rien à lire, rien à décoder : les données entrent d'un côté du pipeline et le hash sort de l'autre, à chaque cycle d'horloge.

  2. 2

    Tout le silicium travaille

    Sur un GPU, une grande partie de la puce sert à décider quoi faire : lire les instructions, ordonnancer les threads, gérer caches et mémoire. Sur un ASIC de minage, presque toute la surface est faite de moteurs de hachage identiques, et chacun produit un résultat à chaque tic d'horloge.

  3. 3

    Le prix de la flexibilité

    Chaque étape de contrôle coûte du temps et de l'énergie : une seule puce BM1368 de 8 W calcule une cinquantaine de fois plus de hashs qu'un H200 de 700 W, avec 85 fois moins d'énergie. L'inverse est vrai aussi : l'ASIC de minage n'a aucun circuit pour autre chose que le SHA-256. Pour faire tourner un modèle de langage, il faut une puce faite pour multiplier des matrices : un GPU, ou un ASIC conçu pour l'IA comme le TPU de Google.

GPU et ASIC, point par point

CritèreGPU (NVIDIA H200)ASIC (Bitmain BM1368)
Ce que la puce sait faireN'importe quel programme : IA, rendu 3D, simulation, vidéo…Une seule chose : le double SHA-256 du bitcoin
Comment on lui donne du travailUn programme (CUDA) de milliards d'instructionsUn en-tête de bloc et une plage de nonces à essayer
À quoi sert le siliciumAu calcul, mais aussi aux ordonnanceurs, registres, caches et contrôleurs mémoirePresque uniquement à des moteurs SHA-256 identiques
Mémoire141 Go de HBM3e à 4,8 To/sAucune mémoire externe : quelques registres par moteur
Taille et consommationUne grande puce de 814 mm², jusqu'à 700 W648 petites puces par machine, ≈ 8 W chacune
Bitcoin (SHA-256)≈ 10 GH/s : jamais rentable≈ 0,5 TH/s par puce, 335 TH/s par machine
Intelligence artificielleSa raison d'être : jusqu'à 3 958 TFLOPS en FP8Impossible
Si l'usage changeLe même matériel sert à d'autres programmesUtile tant que miner rapporte plus que l'électricité consommée
Fonctionnement

Comment fonctionne un ASIC de minage ?

Un mineur Bitcoin fait une seule chose, des milliers de milliards de fois par seconde : hacher. Voici le parcours du travail et de la chaleur dans un S21 Hydro.

  1. 1

    Le pool envoie du travail

    Par Ethernet, la carte de contrôle reçoit du pool de minage un « job » : l'en-tête du prochain bloc Bitcoin à hacher et la difficulté cible. Elle découpe ce travail en millions de petites tâches.

    Protocole Stratum, mise à jour toutes les 30 s
  2. 2

    Les puces hachent

    Chaque BM1368 reçoit une plage de nonces et calcule SHA-256(SHA-256(en-tête)) pour chacun. 648 puces en parallèle : 335 000 milliards de hashs par seconde.

    335 TH/s
  3. 3

    Un hash sous la cible remonte

    Quand une puce trouve un hash plus petit que la cible, elle le renvoie par la chaîne à la carte de contrôle, qui l'envoie au pool : c'est un « share ». Le pool rémunère chaque share, et le bloc est gagné quand un share bat la difficulté du réseau.

    Récompense versée en bitcoin
  4. 4

    L'eau emporte la chaleur

    Les 5,36 kW consommés ressortent à 100 % en chaleur : l'eau traverse les plaques froides et l'alimentation, ressort plus chaude de quelques degrés et va vers un refroidisseur sec ou un échangeur, qui peut chauffer un bâtiment.

    8–10 L/min, eau à 20–50 °C
Fiche technique

S21 Hydro, S21 XP Hydro et S21 air : les chiffres

Même famille de puces, deux refroidissements : l'eau permet de pousser les puces plus fort, en silence, et de récupérer la chaleur.

CaractéristiqueS21 HydroS21 XP HydroS21 (air)
Hashrate335 TH/s (±3 %)473 TH/s200 TH/s
Consommation5 360 W5 676 W3 500 W
Efficacité16 J/TH12 J/TH17,5 J/TH
Puces3 × 216 BM1368BM1370 (Hydro)3 × 108 BM1368
RefroidissementLiquide, plaques froides, 0 ventilateurLiquide, plaques froides, 0 ventilateurAir, 4 ventilateurs
AlimentationAPW11 intégrée, refroidie par eauAPW11 intégrée, refroidie par eauAPW17 intégrée
Entrée électrique380–415 V triphasé, 50/60 Hz380–415 V triphasé, 50/60 Hz200–240 V monophasé
Eau20–50 °C, 8–10 L/min, ≤ 3,5 bar20–50 °C, 8–10 L/min, ≤ 3,5 bar—
Bruit≈ 50 dB≈ 50 dB≈ 75 dB
Dimensions339 × 173 × 207 mm339 × 173 × 207 mm400 × 195 × 290 mm
Poids net12,3 kg13,8 kg≈ 15,5 kg
Carte de contrôleAmlogic A113D / CVITEK CV1835Amlogic A113D / CVITEK CV1835Amlogic A113D / CVITEK CV1835

Valeurs constructeur (Bitmain), hashrate ±3 %, consommation à 35 °C d'eau en entrée pour les modèles Hydro. Le S21 Hydro existe aussi en 302 et 319 TH/s.

Qu'est-ce qu'un ASIC de minage ?

Un ASIC (Application-Specific Integrated Circuit) est une puce fabriquée pour un seul calcul. Dans le cas du Bitcoin, ce calcul est la fonction de hachage SHA-256, appliquée deux fois à l'en-tête d'un bloc. Un processeur ou une carte graphique sont programmables et peuvent exécuter n'importe quel algorithme, au prix d'un surcoût de contrôle ; une puce ASIC n'exécute que celui-ci, mais des milliers de milliards de fois par seconde pour quelques watts. C'est pour cette raison que, depuis 2013, tout le minage de bitcoin se fait sur des machines spécialisées : les mineurs ASIC, dont les Antminer de Bitmain sont les plus répandus.

Chez Happy Mining, nous vendons, installons et hébergeons ces machines depuis des années, et nous les réparons. Cette page ouvre un Antminer S21 Hydro, un modèle refroidi par eau, pour montrer ce qu'il y a dedans. Faites-le tourner, ouvrez-le et cliquez sur chaque pièce dans la vue éclatée 3D.

Les cinq organes d'un Antminer

Quel que soit le modèle, un Antminer se compose toujours des mêmes blocs :

  1. Les hashboards (cartes de hachage) : trois cartes portant chacune 216 puces ASIC BM1368, soit 648 puces, leur électronique d'alimentation, deux capteurs de température, une EEPROM et un quartz. Ce sont elles qui produisent le hashrate.
  2. La carte de contrôle : un petit ordinateur ARM (SoC Amlogic A113D ou CVITEK CV1835 selon les lots) qui fait tourner le firmware, se connecte au pool par Ethernet et pilote les trois cartes par liaison série.
  3. L'alimentation : sur le S21 Hydro, une APW11 intégrée, alimentée en triphasé 380–415 V, qui délivre une vingtaine de volts et jusqu'à 300 A aux cartes. Elle est elle-même refroidie par l'eau.
  4. Le refroidissement : des plaques froides en aluminium brasé, une par carte, traversées par l'eau du circuit, à la place des radiateurs et ventilateurs d'un modèle air.
  5. Le châssis et la façade : un boîtier fermé de 339 × 173 × 207 mm, avec en façade les raccords d'eau, les collecteurs, la prise triphasée, le port réseau et les voyants.

Dans la vue 3D, chaque composant est cliquable. Le point à retenir : toute l'intelligence est dans la carte de contrôle, toute la puissance dans les hashboards. Les deux se remplacent indépendamment, ce qui rend ces machines réparables.

Comment une puce ASIC mine-t-elle du bitcoin ?

Miner consiste à trouver un nombre (le nonce) tel que le hash SHA-256 de l'en-tête du bloc soit inférieur à une cible fixée par le réseau. Il n'existe pas de raccourci : il faut essayer, et le seul moyen d'essayer plus vite est de multiplier les circuits de hachage. Un BM1368 contient des centaines de ces circuits, gravés en finesse de quelques nanomètres, qui calculent chacun un SHA-256 double par cycle d'horloge.

Pourquoi une puce spécialisée est-elle des milliers de fois plus efficace qu'une carte graphique sur ce calcul ? Tout tient à la différence entre une architecture programmable et un circuit dédié, que nous détaillons dans notre comparatif ASIC ou GPU.

Le parcours du travail est le suivant :

  • le pool envoie à la carte de contrôle un modèle de bloc et la cible, par le protocole Stratum ;
  • la carte de contrôle répartit les plages de nonces entre les trois hashboards, par la liaison série des nappes ;
  • sur chaque carte, la commande se propage de puce en puce le long de la chaîne ; chaque puce essaie ses nonces et renvoie ceux qui passent sous un seuil ;
  • la carte de contrôle transmet ces résultats (les shares) au pool, qui rémunère le mineur au prorata de son travail, que le bloc soit trouvé ou non.

À 335 TH/s, un S21 Hydro essaie 335 000 milliards de nonces par seconde. Rapporté à la difficulté actuelle du réseau, cela représente une petite part de la puissance mondiale : d'où le minage en pool, qui lisse les revenus. Notre calculateur de rentabilité ASIC fait ce calcul avec les données du jour.

La hashboard en détail : puces, domaines, capteurs

Une hashboard de S21 Hydro est un circuit imprimé d'environ 30 cm, portant 216 puces organisées en 18 domaines de tension de 12 puces. Dans un domaine, les 12 puces sont montées en parallèle ; les domaines, eux, sont empilés en série : l'alimentation fournit une vingtaine de volts, et chaque domaine en reçoit environ 1,1. Cette astuce évite d'avoir à distribuer plus de 1 500 ampères sous 1 V par carte : en série, environ 85 A suffisent. Le travail suit une autre chaîne : la commande entre par la puce BM1 et passe de puce en puce jusqu'à BM216, l'horloge de 25 MHz aussi, et les résultats remontent dans l'autre sens. Si une puce tombe en panne, toutes celles qui la suivent se taisent, et le firmware affiche une carte « 204/216 ». Ouvrez une hashboard en 3D pour voir les domaines en escalier et la chaîne en mouvement.

Deux capteurs de température numériques (U4 et U5, notés T0 et T1) sont posés côté arrivée et côté sortie d'eau. Ce sont de petits capteurs I²C de la famille des TMP75 : mesure sur 12 bits (résolution de 0,0625 °C), précision de l'ordre de ±1 °C, alimentés en 3,3 V par la carte de contrôle. Le firmware surveille la carte et les puces, déclenche une alarme à 80 °C pour la carte et à 95 °C pour les puces, et met la machine en sécurité au-delà. Chaque puce intègre en plus une diode thermique. Une EEPROM (U6) stocke l'identité et la calibration de la carte (fréquence et tension d'usine) ; sur la génération S21, elle remplace le microcontrôleur PIC des S19.

Côté puissance, les deux bornes en cuivre de chaque carte supportent près de 90 A : une vis desserrée est la première chose que nous vérifions sur une machine qui a chauffé. À l'avant de la carte, un survolteur produit 25 V pour l'électronique de commande, chaque domaine dispose de ses régulateurs (LDO) 1,2 V et 0,8 V, et 17 level shifters font passer les signaux d'un domaine au suivant, puisque chacun « flotte » 1,1 V plus haut que le précédent.

Refroidissement liquide : pourquoi l'eau change tout

Un S21 refroidi par air expulse 3,5 kW de chaleur avec quatre ventilateurs, à 75 dB. Un S21 Hydro en évacue 5,36 kW dans l'eau, sans ventilateur, à une cinquantaine de décibels. Trois avantages :

  • Plus de puces par carte : l'eau évacue la chaleur bien mieux que l'air, ce qui permet de loger deux fois plus de puces BM1368 sur chaque carte (216 contre 108) : 335 TH/s contre 200 TH/s pour trois cartes, avec une meilleure efficacité (16 J/TH contre 17,5).
  • La densité : des boîtiers fermés que l'on empile dans une armoire Antrack ou un conteneur, sans couloir chaud ni climatisation.
  • La chaleur récupérable : l'eau ressort à 40–60 °C, de quoi chauffer un bâtiment, une serre ou une piscine ; c'est le principe de nos projets énergie & minage.

Les contraintes sont réelles : il faut un circuit d'eau (pompe, refroidisseur sec ou échangeur, filtration), une eau conforme au manuel (pure, déionisée ou antigel, pH et conductivité contrôlés, jamais l'eau du robinet), un débit de 8 à 10 L/min par machine à moins de 3,5 bar, et une alimentation triphasée 380–415 V. Pour une seule machine chez un particulier, un modèle à air ou un kit watercooling est plus simple.

Carte de contrôle et firmware

La carte de contrôle est un ordinateur Linux miniature : elle démarre le firmware, obtient une adresse IP, se connecte au pool et héberge l'interface web où l'on règle les pools, les modes de puissance et où l'on lit les températures et le hashrate par carte. Les boutons IP Report et Reset de la façade sont les siens. C'est aussi la carte sur laquelle s'installe le firmware HappyMining, que nous installons gratuitement sur les machines achetées chez nous : réglages fins par carte, modes d'efficacité, supervision.

Entretien et pannes courantes

  • Carte manquante (« missing ») : nappe de données mal enfichée ou carte de contrôle défaillante.
  • Puces manquantes (« ASIC 204/216 ») : une puce morte dans la chaîne, réparable par remplacement de la puce.
  • Température trop élevée : débit d'eau insuffisant, bulle d'air dans une plaque froide, capteur défaillant ou pâte thermique à refaire.
  • Carte qui ne hache pas : vis de borne desserrée, survolteur ou régulateur endommagé.

Nous diagnostiquons et réparons ces pannes en France, carte par carte, et nous gardons des pièces en stock : voir notre page SAV & garantie.

Prix et disponibilité

L'Antminer S21 Hydro et le S21 XP Hydro sont disponibles sur la boutique, neufs, testés et livrés sous 7 jours, avec la garantie constructeur d'un an et notre suivi en France. Pour un projet de plusieurs machines, nous proposons l'armoire Antrack (quatre machines Hydro, circuit d'eau intégré) et l'hébergement dans nos installations.

Questions fréquentes

Vos questions sur les ASIC et les Antminer Hydro

Qu'est-ce qu'un ASIC de minage ?

Un ASIC (Application-Specific Integrated Circuit) est une puce conçue pour un seul calcul. Pour le Bitcoin, c'est le SHA-256 : un Antminer embarque des centaines de ces puces sur des cartes de hachage (hashboards), une carte de contrôle qui dialogue avec le pool, une alimentation et un système de refroidissement. Il est des milliers de fois plus efficace qu'un processeur ou qu'une carte graphique pour ce calcul, et ne sait rien faire d'autre.

À quoi sert une hashboard ?

C'est la carte qui porte les puces ASIC, leur alimentation et leurs capteurs : 216 puces BM1368 sur chaque carte d'un S21 Hydro, en 18 domaines de 12, et trois cartes par machine. Les puces sont reliées en chaîne, reçoivent le travail de la carte de contrôle et renvoient les résultats. Chaque carte produit environ un tiers du hashrate ; la machine continue de miner, à puissance réduite, si une carte est en panne.

Pourquoi choisir un Antminer Hydro plutôt qu'un modèle à air ?

Pour trois raisons : le silence (≈ 50 dB contre 75 dB), la densité (des machines fermées que l'on serre dans une armoire sans climatisation) et la chaleur récupérable sous forme d'eau à 40–60 °C. En contrepartie, il faut un circuit d'eau (pompe, refroidisseur ou échangeur) et une alimentation triphasée 380 V. Pour une seule machine chez un particulier, un modèle à air ou un kit watercooling est plus simple ; au-delà de 3 ou 4 machines, l'Hydro s'impose.

Quelle eau faut-il mettre dans un Antminer Hydro ?

Le manuel Bitmain autorise l'eau pure, l'eau déionisée ou un antigel glycolé, avec un pH contrôlé (6,5–7,5 pour l'eau pure, 8,5–9,5 pour l'eau déionisée) et une conductivité basse. Jamais d'eau du robinet : calcaire et ions corrodent les plaques en aluminium. Débit de 8 à 10 L/min par machine, pression inférieure à 3,5 bar, eau entre 20 et 50 °C à l'entrée.

Peut-on brancher un S21 Hydro sur une prise normale ?

Non. L'alimentation APW11 intégrée demande du triphasé 380–415 V (cordon LP20). Une installation en 230 V monophasé n'est pas possible sans convertisseur dédié. C'est l'une des questions que nous réglons dans l'étude de votre installation, avec le circuit d'eau.

Que se passe-t-il quand une puce ou un capteur tombe en panne ?

Les puces d'une carte sont en chaîne : si l'une meurt, celles qui la suivent ne répondent plus et le firmware signale une carte avec moins de puces que prévu (« ASIC 204/216 » par exemple), avec un hashrate réduit. Un capteur de température défaillant provoque le plus souvent un arrêt par sécurité. Dans les deux cas, la carte se répare (remplacement de la puce ou du capteur) ou se remplace ; nous assurons ce SAV en France.

Quel est le prix d'un Antminer S21 Hydro et combien rapporte-t-il ?

Le S21 Hydro est vendu sur notre boutique, neuf, testé et livré sous 7 jours : voir la fiche de l'Antminer S21 Hydro et celle du S21 XP Hydro. Le revenu dépend du cours du bitcoin, de la difficulté et surtout de votre prix de l'électricité : notre calculateur de rentabilité ASIC le chiffre en direct.

Qu'apporte le firmware HappyMining sur un Antminer ?

Notre firmware HappyMining s'installe sur la carte de contrôle et remplace le firmware Bitmain : réglage fin des fréquences et tensions par carte, modes d'efficacité, supervision et alertes, le tout installé gratuitement sur les machines achetées chez nous.

Un projet de minage refroidi par eau ?

Du S21 Hydro seul à l'armoire Antrack de quatre machines, nous dimensionnons le circuit d'eau, l'électricité triphasée et la récupération de chaleur, puis nous livrons et installons.